Magnifique

Magnifique
photo splendide tout simplement

# Posté le mercredi 30 mai 2007 05:57

THE FORUM

un petit coucou pour vous signaler que de nouvelles photos vont bientôt arriver (des que j'ai le temps, promis) et pour vous diriger vers un forum super pour ceux qui connaissent pas (inutile de préciser que si on aime pas Djibril, pas la peine de cliquer!)
THE FORUM

# Posté le lundi 05 mars 2007 04:28

Me revoilà

Me revoilà
j'avais zapé mon mot de passe!
me revoici avec ce blog, alors à mes articles et pour vous... à vos coms!

# Posté le dimanche 04 mars 2007 05:16

jle trouve bien écrit, je vous en fait profiter

Djibril Cissé prêt à faire ses débuts à l'OM, dans l'ombre de Jean-Pierre Papin

Il a trouvé le temps immensément long. Six mois dans la vie d'un footballeur, c'est une éternité. "Nos carrières sont si courtes", dit Djibril Cissé. Cette phrase, il se l'est répétée pendant son interminable rééducation à Saint-Raphaël (Var) : piscine, haltères légers et surtout leçons de patience de son kiné.

Mardi 7 juin, match amical France-Chine, à Saint-Etienne. Dixième minute de jeu et l'image insupportable de sa blessure, la jambe cassée à l'équerre. Sa douleur plein écran, les regards affolés de ses coéquipiers, et lui qui souffre d'autant plus qu'il sait : le 30 octobre 2004 déjà, cette douleur sans nom l'avait traversé. Il en connaissait le prix, six mois d'indisponibilité. C'était alors la jambe gauche. A Saint-Etienne, c'est la droite qui cède, même tarif, avec en sus un adieu à la Coupe du monde. Djibril Cissé a 25 ans et "peur de vieillir".
Samedi 9 décembre, le revoilà inscrit sur la feuille de match de son nouveau club, l'Olympique de Marseille, qui rencontre l'AS Monaco. Un second retour. Il se sent plus fort peut-être encore. A cause d'un voyage, le premier, un bref aller-retour au mois d'août en Côte d'Ivoire, pour embrasser sa grand-mère et enfin parler avec son père, Mangué Cissé. Il ne l'avait pas revu depuis l'enfance. A Abidjan, il a compris un peu plus qu'il avait du "sang africain dans les veines".
Mangué Cissé était footballeur aussi, international ivoirien venu jouer en France. C'est ainsi que Djibril est né à Arles, dernier d'une fratrie de sept. Le père parti, la mère et les enfants ont dû quitter la villa pour une HLM, quartier Barriol. Naturellement, il a tapé dans le ballon en bas de l'immeuble. Naturellement, il a rêvé de l'OM comme d'un plaisir interdit : "Les places au Vélodrome étaient trop chères." Naturellement, il s'est donné un héros, Jean-Pierre Papin, avant-centre hors du commun.
Samedi, Djibril Cissé pourrait entrer quelques minutes sur le terrain avec dans le dos de son maillot le numéro 9, celui de "JPP" évidemment. Le 9, son chiffre fétiche, son double, sa martingale. Depuis toujours. Sur le bitume des cours d'écoles, puis en pupilles et en minimes (à Arles et à Nîmes), au centre de formation d'Auxerre (il avait 15 ans), en équipe première (où il devient, en 2004, le meilleur buteur de la Ligue 1), à Liverpool ensuite (où ce ne fut pas pour lui une partie de plaisir), et depuis juin désormais à Marseille.
Tout joueur qui rejoint l'OM déclare, la main sur le coeur, l'amour qu'il a pour ce club. Propos de circonstance en direction des supporteurs, le même peut partir six mois après sans regret, loi des transferts oblige. Djibril Cissé n'a pas eu besoin de surenchère affective : cela fait longtemps qu'il raconte combien il vibre pour ce maillot. A cause de Papin, évidemment. Souvent il a regardé les DVD des buts de JPP, "cette manière qu'il avait de prendre des balles impossibles et de les envoyer au fond des filets".
C'est à son tour d'être filmé, même si "les images ne rendent pas compte de ce qu'on ressent à l'intérieur" : "Au moment où un coéquipier me donne la balle, raconte Djibril Cissé, je sais que je vais exécuter le bon geste, au bon moment, dans le bon équilibre, que ça va faire mouche." Moment intense qui parfois est suivi d'une sorte d'absence, quelques secondes où il ne se souvient de rien, ne voit rien, n'entend rien : "C'est bon, dit-il simplement, et impossible à décrire."
LA VEDETTE ET LA STAR
Samedi, il va donc fouler pour la première fois, avec le maillot bleu et blanc, la pelouse du Vélodrome, "le jardin de JPP". Djibril Cissé s'est choisi un modèle référent de haute voltige : Papin à Marseille, c'est une icône jamais depuis remplacée, c'est la mémoire de trophées que le club n'a toujours pas renouvelés. En se plaçant dans cette ombre, Djibril Cissé soulève les attentes. D'autant que l'OM de nouveau bafouille, par manque d'efficacité en attaque. Il en a conscience : "Je n'ai pas peur de cette pression. J'aime ça. Je suis costaud dans ma tête."
JPP et Cissé, c'est deux mondes. L'un a été moqué par les Guignols de l'info ("Jean-Pierre Papin, p-a-p-in"), l'autre attire la lumière. L'un s'habille de costumes gris quand l'autre se marie en rouge, fashion victim consentante. L'un est blanc comme le Nord et l'autre tatoué de partout, "le livre de ma vie".
Papin est une vedette, Cissé une star : ligne de vêtements estampillés à son chiffre (Klubb 9), opérations sponsors, escapades à New York et demeure de lord. A Liverpool, il a acheté le manoir de Frodsham, une propriété de 10 hectares, isolée, une bâtisse avec salle de gym, salle de musique et salle de prière.
A Marseille, c'est dans l'arrière-pays, au milieu des vignes, qu'il a cherché une grande maison pour accueillir sa femme Jude, les trois enfants, "pour être tranquille", loin des bruits de la ville. Et mieux se préparer aux clameurs du Vélodrome qui l'attend.
Bruno Caussé
jle trouve bien écrit, je vous en fait profiter

# Posté le samedi 09 décembre 2006 10:58